Le grand Chef

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Le grand Chef

Message  RiTon le Ven 20 Juil 2007 - 8:40

Le grand Chef (Noi gangsters) ou La Rançon du Chef rouge




Arrow Réalisation : Henri Verneuil
Arrow Scénario : D'après une nouvelle de O'Henry
Arrow Adaptation : Henri Troyat, Henri Verneuil, Jean Manse
Arrow Dialogue : Henri Troyat
Arrow Assistant réalisateur : Jean Becker, Ulrich Picard
Arrow Images : Roger Hubert
Arrow Montage : Boris Lewin
Arrow Décors : Roger Clavel, assisté de André Bakst
Arrow Musique : Gérard Calvi
Arrow Son : Antoine Petitjean
Arrow Maquillage : Boris Karabanoff
Arrow Photographe de plateau : Gaston Thonnart
Arrow Production : Franco London Films, Les films Gibé (Paris) - Zebra Films (Rome)
Arrow Chef de production : Joseph Bercholtz, Henry Deutschmeister
Arrow Directeur de production : Ralph Baum
Arrow Affichiste : Clément Hurel
Arrow Distribution : Gaumont
Arrow Pellicule 35mm, noir et blanc
Arrow Genre : Comédie

Avec :
Fernandel : Antoine Venturen
Gino Cervi : Paolo
Papouf : Eric Jumelin
Jean-Jacques Delbo : Alain Jumelin
Georges Chamarat : Jules
Noëlle Norman : Mme Jumelin
Florence Blot : Mlle Florentine
Albert Michel : voisin d'en face
Dominique Davray : voisine d'en face
Héléna Manson : guide polyglotte du Louvre
Yvonne Clech : (coupée au montage).
Maurice Nazil : détective privé
Alain Decock : fils des voisins d'en face
Madeleine Barbulée : Mme Rivoire
Georges Bever : Maurice Rivoire
Germaine Michel : concierge
Gaby Basset : mère d'Etienne
Gabriel Gobin : chauffeur de taxi
Robert Rollis : infirmier
André Numès Fils : promoteur
Marc Arian : infirmier
Dany Jacquet
Catherine Brieux
André Valmy : voix de Gino Cervi

Résumé:
Antoine et Paolo végètent dans leur emploi de laveurs de voitures. Ils s'ennuient et laissent leurs pensées vagabonder dans de chimériques constructions mentales d'un avenir meilleur. Antoine et Paolo veulent faire fortune et posséder une station d'essence. Pour réaliser leur projet, les deux compères, peu regardants sur les moyens, largement justifiés par les fins, selon eux, kidnappent Eric Jumelin, le fils d'un milliardaire, et exigent une forte rançon. Minutieusement combiné par Paola, "cerveau" de leur association, et réalisé dans l'angoisse par le timide Antoine, costumé en grand chef pour attirer l'enfant qui joue aux Indiens, le kidnapping réussit parfaitement.
Mais l'enfant se révèle rapidement insupportable et se montre très heureux de cette aventure qui le dispense de faire ses devoirs, et le libère de la stricte discipline familiale. Il monte sur le toit de la maison, casse les carreaux des voisins, invite tous les garnements du quartier, feint d'être malade et provoque la panique dans la rue. Les parents, quant à eux, ne sont pas pressés de récupérer leur infernale progéniture. Paolo, que l'enfant a pris en grippe, finit par se casser la jambe et, se prenant les pieds dans une corde tendue par le marmot, décide que c'en est trop. Il écrit alors aux parents Jumelin pour réclamer la rancçon. Mais le milliardaire a facilement retrouvé la trace de son petit diable et il observe ses exploits par une fenêtre de l'appartement d'en face. Il répond donc en exigeant à son tour une forte somme pour reprendre l'enfant !
Excédés, épuisés, désespérés, les deux gangsters amateurs acceptent de sacrifier leur petit magot. Monsieur Jumelin accepte alors de reprendre son fils (au grand désespoir de ses domestiques) et déchire en deux les billets de banque: chaque dimanche, Eric ira passer la journée chez ses deux "amis" et leur remettra une moitié de billet. Paul et Antoine ne connaîtront plus le repos...

Arrow Durée : 89 min
Arrow Première présentation le 20/03/1959
Arrow Tournage du 20 octobre au 06 décembre 1958

Anecdotes:
En cette fin d'année 1958, Henri Verneuil imagine de rassembler le tandem Fernandel-Gino Cervi pour une histoire qui ne rappelle en rien les Don Camillo. "Le Grand Chef", d'après un conte humoristique de William Sidney Poster dit O'Henry (1862-1910), émule et contemporain de Mark Twain, prétend évoquer sur le mode plaisant un enlèvement d'enfant.
Ce film étrange prend aujourd'hui une dimension à laquelle Verneuil et ses associés n'ont sans doute jamais prétendu. Sensibilisés par la recrudescence des attentats, des prises d'otages et des enlèvements avec demande de rançon, souvent suivis d'assassinat, les spectateurs d'aujourd'hui auraient tendance à considérer nos deux ouvriers comme d'affreuses crapules. Par contre, le terrible châtiment qui s'abat sur eux les transforme en victimes... Si bien que ce simple film souriant («comique» serait un compliment excessif) devient prétexte à grave méditation sur la triste condition ouvrière, d'une part, et sur l'éducation des enfants, de l'autre. La conduite d'Eric, qui semblait extravagante en 1958, est devenue monnaie courante depuis 1968 et la Réforme de l'Education! Il est impossible de plaindre le kidnappé dont on souhaiterait par instants que ses «victimes» le découpent en petits morceaux... Et toute notre sympathie va aux deux pauvres types qui se sont donnés tant de mal pour briser leur petite vie, déjà si peu agréable !
Jacques LORCEY, Fernandel, 1981.

Le 20 octobre 1958, Fernandel retrouve Gino Cervi pour "Le Grand Chef".Vernueil et ses deux scénaristes, Henri Troyat et l'inévitable Jean Manse, ont tiré une fable poétique et comique d'un sujet particulièrement dramatique. Rappelons au passage qu'Henri Troyat, célèbre romancier et académicien français, d'origine russe, signe là sa deuxième adaptation pour Fernandel, après "Le Mouton à cinq pattes" du même réalisateur. A sa sortie, le film reçoit un accueil glacial de la critique. Celui du public plutôt tiède devrait inciter le comédien à plus de discernement dans le choix de ses sujets car il enregistre l'un des scores les plus bas de son box-office: seulement 87 025 entrées en première exclusivité parisienne. S'il n'atteint pas le moral du comédien, le semi-échec commercial du Grand Chef désole son metteur en scène.
Jean-Jacques JELOT-BLANC, Fernandel l'accent du soleil, 1991.

Critiques:
"Encore un increvable des programmes télé, grâce à la présence conjuguée de Fernandel, rassembleur hors-pair de téléspectateurs, de Gino Cervi et d'un insupportable gamin. Usé jusqu'à la corde, mais ça ne fait rien."
TeleObs.com, 22 janvier 2003.
"Le scénario est inspiré d’une nouvelle humoristique de O’Henry. On devrait donc rire. Fernandel et Gino Cervi font ce qu’ils peuvent pour cela, mais est-ce suffisant ? Hélas, pas beaucoup de gags irrésistibles, et encore moins de poésie. Les inconditionnels de Fernandel y trouveront leur compte. Les autres seront déçus."
G.S. Télérama, 22 janvier 2003.

Note : 4,5/5 Une excellente comédie
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